Le vent soufflait hier soir. Quelque chose d'assez violent pour me rappeler le vent d'autan (de chez moi) Les yeux grand ouverts, allongée dans notre lit, je me suis souvenue de ces nuits-là où le vent faisait trembler le store en plastique gris devant ma fenêtre et comment il parvenait à me bercer et à me tenir éveillée à la fois. Les claquements, les grincements étaient tellement bryuants qu'on n'entendait pas la pluie. Le lendemain, le vent faisait des rides à la surface des flaques d'eau dans la cour de l'école qu'on traversait en slalomant et le bout de mes chaussures mouillées détaignaient sur mes chaussettes. Toujours.
Dans un demi-sommeil, j'ai pensé à lui. C'est très bête. La tempête de 99 et le matin où, echevelés et inquiets, nous étions descendus de nos chambres pour regarder le grand pin qui était tombé sur la voiture garée dans la descente de garage. J'y avais passé mes dimanches après-midis de petite fille à vélo, déguisée, à me disputer avec mes cousines. C'est très bête le vent.
Dans un demi-sommeil, j'ai pensé à lui. C'est très bête. La tempête de 99 et le matin où, echevelés et inquiets, nous étions descendus de nos chambres pour regarder le grand pin qui était tombé sur la voiture garée dans la descente de garage. J'y avais passé mes dimanches après-midis de petite fille à vélo, déguisée, à me disputer avec mes cousines. C'est très bête le vent.
