4.11.09

We are here to drink beer. We are here to kill war. We are here to laugh at the odds and live our lives so well that Death will tremble to take us.

J'ai l'angoisse des murs blancs. Je ne sais pas ce qu'il faut y lire. Je remplis le silence de l'immense salon de punk, je fais du air guitar devant la fenêtre et je déclenche l'alarme à incendie du couloir (well, at least we know it works) Je n'avais aucun rêve de grande quand, du haut de mes 8 ans, je servais des frites en plastiques à mes poupées. Je n'attendais rien de la vie. Ce qui se passe aujourd'hui c'est ce qui devait arriver et se faire à l'idée ne demande aucun effort.
J'apprends à (re)donner un sens au mot home. Je suis condamnée à être éternellement coincée dans un entre-deux. On m'interroge sur une potentielle double nationalité. Je ne m'étonne même pas de ne pas y avoir pensé. Et je m'étonne même pas de m'entendre dire non. Home is not always where the heart is. Et c'est justement ça qui est joli.

4.10.09

When they kick out your front door, how you gonna come? With your hands on your head or on the trigger of your gun?

Au lycée, il y avait un prof d'histoire-géo qui avait l'habitude d'aller en cours, de remonter les couloirs, en chantant we don't no education.
C'est ça, c'est précisément ça.

Quand j'aurai des enfants, on ira faire les courses sur Holidays in the sun. Et je leur tapperai le volant en rythme.
Et le samedi matin, on fera du pain grillé avec nos têtes de pas réveillés et puis ça:
You can crush us
You can bruise us
But you'll have to answer to
Oh, Guns of Brixton.

27.9.09

You know my wandering days are over.

Je regardais nerveusement le masque vert cracra de la créature de Frankestein et je pensais que merde arrêtez d'écrire Frankestein mask, Frankestein c'est le docteur, pas le monstre. Je tripotais un truc, je ne me rappelle pas quoi. Ça dépassait d'un déguisement d'Halloween dans les allées de Home Bargains. En face de moi, Boyfriend, un panier en fer dans la main droite, me regardait l'air sérieux et concentré.
J'ai donné le numéro de ma carte bleue à Beds Direct, Donna, may I help you? Et trois minutes, quarante deux secondes plus tard (more or less) Boyfriend a soufflé we've got a bedroom. J'ai fait yay mécaniquement. J'ai souri parce-que c'était le truc à faire sur le coup.
A l'arrêt de bus du 103, celui en face de la bibliothèque, celui qui m'a vue attendre le bus cinq ans plus tôt, probablement cinq kilos en plus à l'époque et sac en cuir en bandoulière sur l'épaule droite, j'essayais de comprendre ce qui se passait. La concrétisation d'un truc pour lequel plein de couples/mecs flippent.
Je ne prends conscience des choses, whatever they are, que plus tard.
Toujours.
Je ne comprendrai que mon grand-père est mort que lorsque je retournerai lire ce qui est gravé sur une pierre plantée dans la terre.
Ce qui se passe aujourd'hui, je le regarde passer, un mojito à la main, Belle and Sebastian dans les enceintes without worrying about fuck all.

22.9.09

And by the way, everything in life is writable about if you have the outgoing guts to do it, and the imagination to improvise.

Je me demande ce que ça fait de débarquer à Birmingham la première fois. J'ai oublié la première fois que j'ai descendu (ou remonté) New Street, les premiers pas dans les allées étouffantes et bondées du Bull Ring. Je me rappelle de mon premier trajet pour aller au collège, les portes du train qui ne se sont pas ouvertes (my mistake), mon A to Z ouvert à la gare d'après et mes pieds qui suivaient mes yeux qui parcouraient les rues du plan. Je pourrai reconnaître l'odeur particulière des couloirs où la moquette bleu marine subissaient les coups de pied violent des élèves. Je me souviens du trajet en train jusqu'à Stratford quelque part en octobre. Je portais mon gros pull blanc, l'écharpe de mon département à la fac (genre) et on a tous posé comme des cons devant une statue de Shakespeare. Après ça, je crois qu'il y a eu des canards, des écureuils, encore des photos et même celle que j'ai prise de moi avec le flash. Stupid, is the word you're looking for. Depuis ce soir là, il y a un point noir qui se balade devant mon oeil droit. Ça fera cinq ans le mois prochain.
Je me demande ce que ça fait de découvrir cette ville-là qui n'est pas encore tout à fait la mienne (malgré les années, malgré les souvenirs éparpillés, attachés un peu partout) même si je la connais par coeur.

18.9.09

War all the time, Poems 1981-1984

Little Bro a la bougeotte. Heureusement pour lui, son Master Pro ÉcoloBio (un jour je me rappelerai du vrai nom) lui demande d'étudier les deux jambes dans la gadoue autant que les deux fesses collées sur un banc d'amphi parisien. Il se prépare déjà à partir explorer la faune, la flore (et les locaux) d'Australie. Un jour, il s'achètera une carte du monde et moi je le fournirai en punaises colorées qu'il apposera sur chaque pays visité ou habité. Il en mettra une rouge sur le Royaume-Uni où, les deux pieds solidement plantés dans le goudron brummie, un bouquin de poésie bukowskienne ouvert sur les genoux, adossée à la vitrine du local chip shop, j'attends Boyfriend finir de commander cod-haddock-pickled eggs-and chips please. Il y a un homme en costume et boutons de manchettes qui regarde les prix affichés derrière le comptoir et une alarme de voiture qui ne veut pas s'arrêter. Il est 21h17, un vendredi.
And it feels right.

16.9.09

We are always ripe and ready to be taken.

Il me dit "if you like it, give me the signal: squeeze my butt."
Je crois que rien que pour ce genre de trucs, je l'aime encore plus.
Mon corps et mon esprit doivent encore travailler sur quelques problèmes de différé. J'ai tous les symptômes physiques de la fille qui se prend le retour du boomerang en pleine face. En retard. Ce soir, j'ai envie de profiter de mon verre de vin et de la musique fonky qui ne m'empêche pourtant pas de m'endormir sur place, quoi que je fasse. La vie n'est pas une putain de boite de chocolats (analogie ô combien stupide, débile, facile, reprise un nombre indécent de fois par des gens à cours de leurs propres figures de style) (forcément)

15.9.09

15 septembre 2008 - 15 septembre 2009

Tu me manques.
Je t'aime mon Papy.